Action culturelle menée par le Théâtre dans les Vignes à Couffoulens dans l'Aude.

Avant et après « Sur la tête » de Jacques Prévert, une création du Théâtre National de Toulouse.
Categorie: Actualités du réseau

Interventions de la médiatrice culturelle avant et après « Sur la tête » de Jacques Prévert, une création du Théâtre National de Toulouse qui s’est jouée au Théâtre dans les Vignes à Couffoulens (11), les 7 et 8 décembre 2017.

  

Dix-huit heures d’intervention, devant des groupes allant de la 3ème à la 1ère, des ateliers théâtre de collège…en tout 225 élèves rencontrés avant le spectacle – et 144 élèves, 7 heures d’intervention après le spectacle -  dans  six collèges et lycées du limouxin et du carcassonnais.

L’objectif ? Dépasser les idées reçues sur ce qu’est le théâtre, éveiller la curiosité d’assister à la représentation de « Sur la tête »,  donner quelques pistes pour entrer dans le spectacle alors que l’occasion de vivre cette aventure est proposée…
Raconter le spectacle, jamais ! Mais à travers quelques jeux, lever un bout du rideau de la coulisse, laisser entrevoir la machinerie, donner à entendre le nom des métiers des hommes et des femmes qui, dans l’ombre, rendent la magie du théâtre possible. Chatouiller le désir de théâtre…
Pour cela,  partir de l’affiche que l’on décortique collectivement : tout y passe, des logos des financeurs à l’auteur en passant par les informations les plus évidentes (le titre, par exemple). Des questions émergent ; on part côté cour, mais toujours pour revenir à l’avant-scène !
Peu à peu, s’approcher du plateau, métaphoriquement s’entend : parler de l’auteur, des intentions du metteur en scène. Faire mettre en voix, en scène, à leur idée quelques extraits du texte que les élèves auront pour un instant fait leurs et qu’ils reconnaitront lors de la représentation.

La mise en bouche est terminée : pour la plupart, ils ont hâte de venir confronter leurs représentations à la réalité du spectacle. Un premier pas dans l’univers de Prévert est franchi.

Accueillir, quand les bus arrivent. On est en terrain pas tout à fait inconnu puisqu’on est reconnu : c’est essentiel. Un « bonjour », un billet et une feuille de salle pour chacun, tout comme pour une représentation tout public.

Après le spectacle, retourner dans leur classe, être vue comme « la dame du théâtre », et leur proposer d’analyser la représentation en groupe.
Scénographie, décors, costumes, accessoires, son, lumière, jeu des acteurs…tout y passe et le tableau est vite rempli. Le résultat est étonnant : ils ont repéré beaucoup de choses, du nombre de chaises sur le plateau à la couleur du chemisier d’une comédienne, mais aussi les déplacements dans l’espace comme le travail du son et de la lumière. Ceux qui disaient ne se souvenir de «rien, absolument rien » se mettent à intervenir à tout va ! 
Leur demander de rejouer, seul ou à plusieurs, comme dans un arrêt sur image, une scène qui les a marqués et faire deviner aux autres de quel passage il s’agit.
Confier à chacun une phrase du spectacle, les faire se déplacer jusqu’à ce que des groupes qui correspondent aux différents tableaux du spectacle se forment (et s’entraider pour les repérer), les faire lire.
Enfin, donner la parole à chacun sur son point de vue, le tout dans une écoute bienveillante.
Florence LENOBLE, médiatrice culturelle au Théâtre dans les Vignes. Décembre 2017.

L'ANRAT remercie chaleuresement Florence Lenoble, pour son partage d'expérience.

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